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Vue de la plateforme  BIOMASSE  du site Inra d' estrées-mons. © Inra, Aline Waquet

Produire de la biomasse

Le bioéthanol de seconde génération se rapproche de la pompe

Après sept ans de recherche et développement, le projet Futurol de production de bioéthanol de seconde génération entre en 2015 en phase d’industrialisation et de commercialisation.

Mis à jour le 04/03/2016
Publié le 09/06/2015

Le projet Futurol va mettre à disposition des industriels en 2016 un procédé compétitif de production de bioéthanol de seconde génération. Ce procédé permet de transformer en éthanol de la lignocellulose issue d’une grande diversité de matières premières végétales : pailles, bois, ou plantes dédiées. Les recherches conduites depuis 2008 par les onze partenaires majeurs du projet, dont l’Inra, ont permis de réaliser des innovations à toutes les étapes du processus. Après un traitement physico-chimique, la lignocellulose est convertie en sucres simples qui sont fermentés en éthanol, le tout en une seule étape grâce à l’harmonisation du fonctionnement des différents microorganismes impliqués (enzymes bactériens et levures).

 La phase d’industrialisation est enclenchée

Une unité destinée à industrialiser la phase de prétraitement est en cours d'implantation sur le site industriel de Tereos à Bucy (02). Opérationnelle en 2016, elle  permettra de transformer 70 tonnes de biomasse paille, bois ou miscanthus par jour.

D’autre part, la technologie Futurol sera commercialisée en 2016 par Axens, filiale de IFPEN. Il s’agira à la fois de commercialiser le procédé dans sa globalité et de permettre son intégration dans les bioraffineries de première génération existantes.

 Les avantages du procédé

  • Des usines excédentaires en énergie. Les installations présentent une autonomie en énergie à hauteur de 120 à 140 %. Ceci a été rendu possible par une optimisation de toutes les consommations d'énergie et la valorisation énergétique de la lignine résiduaire. D’autre part, les enzymes et levures nécessaires à la transformation sont produites in situ, ce qui évite un approvisionnement extérieur.
  • Un prix de revient compétitif. Le procédé permet de produire un éthanol économiquement viable avec un coût de revient acceptable commercialement. Il reste cependant à vérifier ces projections technico-économiques par la réalisation des essais à l'échelle industrielle.
  • Jusqu’à 90% de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’impact environnemental du procédé a été aussi optimisé avec une réduction annoncée d'au moins  70 % des émissions de gaz à effet de serre sur l'ensemble du processus : du champ au produit final.
  • Les matières premières utilisables sont très variées. Ainsi, le procédé, qui est destiné à être commercialisé dans le monde entier, peut s’adapter aux ressources locales et on peut également envisager des alternances saisonnières : paille, miscanthus, coproduits ligneux sur quelques mois chacun.
Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Jean Tayeb UMR0614 FARE Fractionnement des AgroRessources et Environnement
Département(s) associé(s) :
Caractérisation et élaboration des produits issus de l’agriculture, Environnement et agronomie
Centre(s) associé(s) :
Hauts-de-France

Les différentes générations de biocarburants

Le procédé Futurol permet d’obtenir de l’éthanol dit de seconde génération à partir d’une biomasse végétale variée : coproduits agricoles (pailles, raffles de maïs, bagasse), coproduits forestiers ou encore plantes dédiées (miscanthus, switchgrass, sorgho fibre, canne énergie, cultures ligneuses).  Ainsi, cette production n’entre pas en compétition avec les productions alimentaires et peut compléter le bioéthanol de première génération, qui est fabriqué à partir de maïs, de blé ou de canne à sucre. Cet éthanol peut servir de carburant ou de matière première de base pour la chimie.

Un effort de recherche conséquent

Acteur majeur dans les domaines de la production durable de ressources végétales, les biotechnologies blanches, ainsi que l'environnement et la gestion des territoires, l’Inra a particulièrement contribué dans le cadre du projet Futurol à l’amélioration de l’hydrolyse des lignocelluloses (sucres…), l’optimisation du procédé de fermentation (transformation…), la définition d’idéotypes, ou variété culturale, de miscanthus et l’analyse des enjeux environnementaux des cultures énergétiques.

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Liste des publications :

Liste des publications Futurol-2016